C'était comme une brûlure.Ca a commencé dans le bas du ventre, au creux des tripes.
Il avait très chaud. Cette odeur de sueur mélangée à celle du sang avait un effet grisant, il était saoul de haine et de vengeance.
Dans la rue, c'était la débandade. Les gens fuyaient, les femmes hurlaient, les enfants pleuraient, les hommes imploraient.
Tel le lion, il repéra sa victime.Une Femme, un enfant sur le dos semblait jetter des regards d'affolement.
Tout dans son comportement portait à croire qu'elle n'était pas comme lui de la race des Seigneurs.Pourtant elle était noire, elle était humaine, elle était vivante comme lui mais pas de la bonne ethnie.
Quand est-ce qu'il a basculé du côté des bourreaux?
Qui lui a mis cette machette dans la main?
Est-il un faible au point de laisser le mal le posséder?
Où se situe la frontière entre l'acceptable et l'inacceptable?
Combien de crime sont cerveau brouillé va t'il encore cautionner?
Est il une machine à tuer, l'instrument du Malin?
Maintenant elle court car elle à compri.
Cet homme, là-bas, il l'a vue, leur regard se sont croisé, il a lu la terreur dans ses yeux, ses yeux l'ont condamnées.Elle n'a pas d'autre alternative que la fuite, tenter sa chance pour échapper à son bourreau.Son enfant pleure, sa tête entrechoque celle de sa mère sous les mouvements de la course.
L'homme l'a bien vite rattrapée.Il l'a pousse.Elle tombe.Dans sa chute elle entraîne l'enfant qui roule sous elle et heurte le sol violemment.Le choc lui est fatal.Dieu l'aurait-il épargné,lui ne connaîtra pas la douleur provoquée par la machette qui tranche la chair.Il ne partagera pas avec sa mère le calvaire d'une telle souffrance.Et pourtant son esprit trouve encore la force de s'interroger.Pourquoi?Quelle faute à t'elle commise?
L'homme s'acharne.Ne voit il pas qu'elle est morte.Le sang qui éclabousse son visage n'a t'il pas encore étanché sa soif de vengeance.Même l'animal n'a pas une telle cruauté en lui.
Déjà il repart à la chasse, car c'est une chasse, une chasse destructrice.Trouver une autre victime et inlassablement, mécaniquement répéter les mêmes gestes meurtriers.
Il est devenu fou, ils sont tous devenu fous, ho! qu'as-tu fais mon frère, qu'as-tu fais de toi?
L'Afrique va mal, dans quelques années toute l'Afrique sera à feu et à sang.
Nous ne pouvons qu'assister ,impuissant devant nos télés à ces horreurs mais Dieu que ça fait mal à nos coeurs. Moi qui aime profondement l'humain tant d'atrocités me bouleversent
la scène est magnifiquement décrite à tel point qu'on la vie en la lisant, je voyais cette femme, avec la peur au ventre , sa lutte pour survivre et la cruauté de son bourreau, vous écrivez sublimement, la cruauté de l'homme n'a aucune limite malheureusement, il tue par plaisir, alors que les animaux tuent pour se nourrir, de l'animal , le plus cruel sur terre c'est l'homme
merci de votre visite et de votre commentaire, je souhaite longue vie a votre blog